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Fran’s Travel Diary

Tuesday, 18 Mar 2003

Location: Kathmandu, Nepal

MapWhahouhhhh...Here I am !!! me voila! dans un drole d'etat mais j'y suis. de l'autre cote a quelques milliers de miles de vous. Dailleurs : Namaste everybody, le petit mot magique, a prononcer en insistant profondemment sur le dernier son ( un e accent mi-grave mi aigu, ...a la nepalaise en fait...et mains jointes). Seulement 6 jours derriere mois, soit meme pas le cinquantieme de ce que j'ai a vivre de ce cote de la planete, et vraiment j'en ai tellement plein les yeux la tete le coeur que ce 1er recit va etre laborieux.
Fin d'apres-midi sur Thamel, le quartier a touristes de kathmandu. Ils sont dailleurs de plus en plus nombreux. Les occidentaux...Peut etre avais-je alors les yeux ailleurs mais il me semble que leur nombre a cru considerablement depuis jeudi dernier. Qu'importe. ce n'est pas ici que ca derange. et demain a l'aube nous partons pour les montagnes. Que vous pouvez deja deviner sur mes photos. Et si vous ne voulez pas patienter 3 semaines pour mon second round de photos, il y en a deja des superbes sur les premieres pages de Francois. Ce ne sera pas tout a fait la meme saison pour ce second trek, mais cela devrait pouvoir etre le meme trajet, more or less... Je ne veux pas effrayer ma petite maman, qui ayant lu le recit de Francois, s'inquiete un peu pour sa petite souris qui n'a quand meme pas eu l'occasion de s'entrainer intensivement sur les pics londoniens.
fin d'aprem et cette journee a ete relativement paisible comparee aux precedentes. Les preparatifs du voyage, les derniers achats, mais encore pour moi le plus dur reste a faire ce soir: mon sac...vous allez rire. Surtout certaines...Ce ne sera que la 3ieme fois que j'essairai d'optimiser mais la avec une enorme motivation : ne pas me gacher le trek par un mal de dos et de crane constant. Nous n'aurons en effet pas de porteur mais la possibilite de laisser des affaires au Poon hill hotel de Kathmandu.
Les journees precedentes ont ete plus agitees, et si je tente de suivre un ordre chronologique (mais je tente seulement car dans l'ecriture automatique qui est la mienne en general et particulieremet en ce moment ou j'ai trop d'emotions et de souvenirs pour reussir a les filtrer intelligemment) cela donnerait ca :
Je suis arrivee on time le 13 mars a 13h a Kathmandu airport, et le soleil etait deja la. Comme toujours j'avais eu le siege au dessus de l'aile gauche, je ne sais pourquoi c'est une constante dans mes trajets en avion, mais malgre cette vue un peu bouchee, j'ai eu les montagnes sous les yeux, puis de verdoyantes vallees (et la je voulais me parachuter sur les secondes, pour y etre deja, en route vers les premieres...).Puis mon voisin, un busisness man nepalais de retour d'une conference a bangkok, gentil comme tout (mais comme tous, quelque soit leur caste/classe sociale, les nepalais meritent tellement cette reputaion de gentillesse, et leur sourires...ces sourires qui les rend tellement beaux), il m'avait spontanement ecrit du vocabulaire sur un de mes 6 notes books ;-) mais m'avait quand meme ecrasee trois fois afin de prendre des photos de nuages pour son petit garcon.
Puis ce compagnon de vol m'a dit #look down, this is Kathmandu#. J'ai alors pour la premiere fois commence a realiser. Pas tout bien sur. Pas le changement de vi, pas l'annee exceptionnelle qui m'attend, mais au moins realise que j'entrais dans un autre monde.
Les toits de Kathmandu...Si je ferme les yeux je me souviens surtout de la couleur rouge orangee. Car kath est batie essentiellement a partir de briques rouge vif. Avec le soleil et la poussiere la couleur tourne peu a peu a la couleur...brique...c'est a dire, pour moi et ici, orange grise. Et en fait de toits il s'agit surtout de terrasses. En tout cas dans Thamel. Une succession de terrasse, a differents niveaux, des petites, des grandes, des moyennes, des rectangulaires, des carres, des a niveaux, des cafes, des restos, des terrasses a chats, des terrasses a linge, et des terrasses miradors pour projection de bombes a eau. Mais chutt, ca c'est pour plus tard...Si vous ne vous etes pas deja noyes dans ce recit sans fin !
A peine une heure apres, j'etais attablee a l'une d'entre elles, le soleil dans mon dos, et cette impression tres forte que je me trouvais dans un decor de cinema. Apres les rues grouillantes et poussiereuses de la peripherie, ou deja des souvenirs d'Afrique me remontaient tout doucement, Thamel m'apparaissait comme un decor en carton. Comme je disais les rues y sont depuis devenues tout aussi grouillantes mais a mon arrivee les rues y etaient tellement calmes par rapport au vrai kathmandu dont je venais d'aoir un avant gout lors de mon trajet depui l aeroport. Bon bien sur tout est relatif. Des le premier jour j'ai failli me faire ecraser 100 fois (rien a craindre mother, les taxis sont pas plus gros que cette autobianchi que je cherissais tant), j'ai du eviter 350 crachats, repondre a 760 hel;lo how are you where do you come from et mes tympans enregistrent en continu le son de 1001 klaxons a la minute. Mais il fallait a l'epoque de mon arrivee en prendre la puissance 10 pour decrire le 'vrai' Kathmandu. Les murs de Thamel, et de K. du reste, sont couverts d'enseignes peintes a la main aux couleurs et typos variees, quand je dis couvertes je n exagere pas car elles sont bien plus larges que les echoppes cafes et autres restos dont elles font la reclame. C'est un premier aspect. Et les rues sont tres etroites. presque des venelles... de la terrace et sans pencher son visage, on ne les devine que grace a la succession de ces enseignes un peu retros. et ces autres terraces partout autour, et ces jolis cafes a tous les coins de rue, des comme on s'en arracherait les chaises a London ou a Paris. Et le soleil et le ciel parfait, la chaleur, la luminosite.
Et la bas au loin et pas si loin dans la brume de chaleur, la ligne d'horizon c'est bien sur les montagnes.
Voila tout ca que j'ai sous les yeux sans que mon cerveau l'enregistre me dit que je suis le personnage d'un film qui serait intitule "welcome Soso in the world of your dreams".
Je cligne des yeux. Je suis toujours sur la terrace du Alice restaurant. Un peu plus tot a l'hotel dont francois a fait son chef lieu depuis son 1er arret a Kath (il en est a son troisieme et non dernier car nous repasserons ici apres le trek), lorsqu'il m'a ouvert la porte et que j'ai mis le nez mais les yeux sourtout dans la chambre 201 et sa Salle de Bain rudimentaire j'ai vraiment mais vraiment ete envahie par un sentiment delicieux. C'etait comme si le pas pour penetrer dans cette chambre etait le premier dans le monde du voyage.
Je ne saurais decrire, ce sont autant de souvenirs qui remontent. Et si sur la terrace je ne realise pas ce qui se passe autour de moi, et ou je suis, si les emotions sont encore un peu bloquees c'est aussi parceque trop de souvenirs se melent. Et en six jours en discutant avec Francois j'ai eu a evoquer tellement de voyages, de souvenirs revenant parfois d'un lointain recoin de ma memoire, que je realise au moins ca :j'ai ete bien gatee. Et si c'est ici que tout cela revit, comment pourrais je arreter de voyager un jour ? car tous ces souvenirs ne sont que des delices....
A partir du deuxieme jour et jusqu'a hier, les journees qui reprenaient une allure de journee apres ces 24h de voyage, avec en toile de fond ce temps elastique qui est une des principales raisons qui me poussent au voyage, ces 4 journees ont ete rythmees par des visites aux principaux monuments de la capitale nepalaise. Ici se cotoient religion hinduiste et philosophie buddhiste, dont j'ai tout a apprendre lors de ces peregrinations en Asie. Les monuments a admirer sont des stuppas dediees a buddha, des temples habites par les lamas (pensez au Dalai Lama, ils potrent les meme couleurs sur le dos, toge rouge grenade et ocre) et des petits temples hinduistes qui de loin pourraient ressembler aux sapin de Noel que els enfants dessinet, tres souvent regroupes, chacun n'etant pas dedie a la meme divinite. Petit clin d'oeil a mon Brother : j'ai meme pu admirer certains passages du Kamasutra sur deux d'entre eux. Dedies a Shiva, dieu createur et destructeur tout a la fois. (Annette j'ai deja pu m'incliner pour toi de nombreuses fois devant Ganesh, le dieu a la tete d'elephant, sagesse et prosperite).
Vous pouvez tous les admirer sur les pages photos commentaires a l'appui.

Et pour finir qund meme ce recit sans fin, une experience bien marrante, sportive et originale, des cris, des combats, de l'eau et des couleurs dans les rues de Kathmandu.
Il y a trois jours deja, nous avons commence a remarquer que le jeu prefere des petits nepalais semblait etre de lacher depuis les terrasses des petits sacs d'eau qui allaient s'exploser sur les passants, leur cible favorite etant les nepalaises et les touristes. PAs seulement les gosse en fait. toute la population male de Kathmanu agee de 30 ou moins. Et pas seulement des terraces dailleurs. Les projectiles arrivaient de tout cote, certains etant parfois ecrases directement sur le visage. Ca m'est arrive...
Le rythme s'est intensifie avant hier et on ne comprenait pas bien ce qui se passait soudain, jusqu'a ce qu'un de ces jeunes gars qui vous tombent dessus des qu l'on se trouve ds un quartier a temples, pour faire le guide, nous explique que le 17 mars etait un jour saint (happy Holy disaient ils tous hier) dans la tradition hinduiste. Et qu'il y aurait des couleurs...
Nous etions le 16 et les bombes a eau pleuvaient de plus en plus, nous commencions a stresser pour nos cameras, puis faut dire qui y en a qui etaient vraiment hargneux. J'ai vu par exemple un nepalais d'une trentaine d'annees jeter violemment a bout portant une de ces bombes sur une nepalaise qui marchait gentiment. C'est que ca fait mal... Et son visage, meme si j'ai mal interprete, semblait plutot refleter une satisfaction haineuse qu'une franche rigolade. Certains comme ca. Mais la majorite, des gosses qui partent se cacher sous les porches en hurlant et riant en meme temps, une fois leur forfait commis. Celui qui m'a eu n'etait pas plus haut que trois pommes. The little ckeehy one ! Puis c'est qu'ils ne manquent pas de strategie. Celui la a rejoint deux autres petits bonhommes qui avaient diverti mon attention une minute auparavant. Car nous commencions a guetter la moindre entree le moindre toit et toutes les fenetres qui pouvaient dissimuler tout autant de water snippers...
Le jour J, celui des couleurs, nous etions donc prepares a une bataile plus intense, mais je dois dire quand meme pas de cette envergure. Le matin alors que nous voulions partir a pied pour rejoindre les 365 marches menant a une stuppa qui domine K. (superbe point de vue, mais pas de photos de celle ci) nous avons opte pour un taxi afin de proteger nos appareils. Nous etions deja arrives au resto du petit dej completement trempes. Apres avoir recupere nos appareils que nous avions sagement laisses dans la chambre, nous nous sommes engouffres ds le taxi qui nous attendait devant l'hotel. Mais si nous avons reussi a eviter quelques bombes la bas sur le site de la stuppa, d'un geste de la main ou d'une supplique du visage, nous nous preparions a la bataille a venir. Sur le retour des bombes ont exploses sur le taxi, mais nous avions deja des munitions dans les poches. Retour a l'hotel, remplissons quelques sacs et deux bouteilles d'eau, et a peine sortis sommes accueillis par des gamins et gamines pistolets a eau et seau d'eau.
On a reussi a en recuperer un et apres une bataille rangee, deja completement trempes nous sommes partis dans le coeur du combat, celui de Thamel. Et la l'eau a vire au rouge a l'or au bleu au vert et meme au rose. Car l'eau n'est plus la seule arme du combat mais apparait la poudre coloree (que les vieilles femmes vendaientt le long des rues, a trois metres des assaillants!). Melangee a l'eau des bombes ou ecrasee sur le visage et les habits, le resulat est le meme quand 5 fois 5 mecs t'ont fondu dessus. Une demi heure apres nous etions deja multicolore de la racine des cheveux jusqu'aux tongs. Mais toujours en plein combat, de l'eau dans le seau, une bombe dans une main (en general je piquais des sacs plastiques aux nepalais qui venaient les remplir a notre seau car nous avions vite compris que c'etait aussitot nous ecraser les bombes sur le visage, pas de quartier donc !) de la poudre dans l'autre main (nous avions quelques nepalais de notre cote qui nous fournissaient en poudre). Un touriste nous a fait rire qui nous a dit en voyant le seau rempli d'eau que tenait francois. "Hey guys I am on your f--king side!!!".
Apres ces combats eprouvants dans les rues ou j ai manque m etaler dix fois en courant avec mes tongs glissantes nous nous sommes refugies nous aussi sur une terrace (ma premiere celle du Alice restau) mais pas nes de la derniere holly water fight party les gars du resto avaient coupe l'arrivee d'eau. Plus de munition, mais toujours de toutes les terrasses avoisinantes des bombes qui venaient s'ecraser sur la notre, et pas n'importe ou tant qu'a faire. Alors que je me penchais sur la rue en contrebas, la bouche grande ouverte par mes rires, j'ai recu un projectile en pleine face. Whaouhh ca sonne !
Et du rouge partout et sur toutes les terraces de Thamel, des visages pales transformes en peaux rouge, en shtroumphs, en martiens... Seule la taille permettait encore de distinguer nos compagnons d'armes. Et les rues jonchees de plastique.
Doucement, tres progressivement en fait, le rythme des lancers de bombes s'est calme. Nous sommes rentres a l'hotel et aujourd'hui encore la poudre rouge n'a pas completement deserte tout notre epiderme. Je me suis lavee trois fois les cheveux, j'ai frotte et frotte, rince dix fois mes fringues mais rien a faire, le souvenir de la bataille aux couleurs va nous accompagner materiellement pendant le trek. C'etait dingue, trop trop sympa, et drole, malgre quelque debordements. Je dois dire que parmi tout ces gars qui venaient m'ecraser de la poudre sur le visage et le tee shirt certains ne le faisaient pas toujours innocemment. Car les nepalais veulent profiter de la petite touriste. et ils me l'ont confirme plus tard dans la nuit, alors que nous finissions cette folle journee dans The boite de Thamel. Je n'ai pas reussi a danser sans avoir trois zozos qui malgre leur tete de moins, n'hesitaient pas une approche des plus convaincantes..enfin pas pour moi ! :-) ils etait tous abrutis par l'alcool.
Ce matin tout etait fini, pas une seule bombe n'est venue s'ecraser pres de nous. Je n'ai pas vu de couleur ailleurs que celle qui stagne encore sur le sol de la salle de bain.
Memorable. Malheureusement pour the safety de nos cameras, nous n'avons que ces deux photos, a la fin de la deuxieme page sur kathmand,u pour vous donner une idee de ce que fut cette happy holy. Mais une bonne idee au moins de ce a quoi ressemblaient les ocidentaux en cette fin d'apres midi dans Thamel. Les Nepalais etaient tout autant ravages, avec les plus pros d'entre eux, les caids, qui s'etaient etale de la peinture doree ou argentee sur le visage. Quand je pense que le gardien de l'hotel nous avaient mis un rond de poudre rouge sur le front pour nous proteger des attaques....


Je m'arrete la en redoutant mon second recit dans un mois. Il s'agissait ici de six jours...IL fait nuit noire maintenant, en fait non pas noire car c'est la pleine lune, et elle est droit au dessus de nos tetes. Demain depart a 6h30 vers les sommets de notre terre, ou je pense retrouver beaucoup de monde dans mes pensees.
J'emmene avec moi un guide averti. Avec ses presque deux metres il ne ressemble pas tout a fait aux guides locaux, mais maintenant il connait la route et je lui fais confiance pour m'entrainer dans une bien belle aventure. Meme si eprouvante, I am looking forward to it. Cela commencera par 7 heure de bus dans des paysages somptueux qui ne seront pourtant qu'un avant gout.
Je sais que j'ai de la chance. Et qu'elle continuera a etre au rendez-vous sur ma route. Et de la chance d'avoir aussi en memoire ces moments delicieux, ces fetes si reussies passees avec vous il y a a peine dix jours a Venelles, deux semaines a Paris et 18 jours a Londres. C'est fou !

Bonne nuit tout le monde, je vous embrasse tres fort. Et Francois de son cote embrasse tous les siens aussi.

Sophie