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Fran’s Travel Diary

Wednesday, 16 Feb 2005

Location: Crucita, Ecuador

MapWoola pour certains, psah pour d’autres, y buenas a todos.

Ici les fous volants aux platines pour de nouvelles aventures. Voici donc un petit resume de ces deux dernieres semaines, fortes en emotions et en conneries en tous genres, 5 mecs qui barroudent ensemble, je vous fait pas de dessins.... voyez par vous meme...

Le delire commence a Roissy CDG, avec caro et la mere Chabert. Aux aurores, depart de l’ile adam, avec une heure de sommeil dans la gueule, pret a partir au bout du monde. Route plutot chargee, le clan chabert au taquet et les deux routards a l arriere pour calmer
l’ atmosphere…
Passage a la douane, ou le youpin de service au controle des bagages a prit peur en ouvrant nos sacs et surtout nos parapentes!
Photo du filston, effacee sur le champ sur ordre du douanier, café clope au bistrot du coin, dernieres recommandations de la mere chabert et nous voila parti pour 20 heures de trajet.
Paris – New York, ou 7 heures de vols qui se deroulent sans encombres. Video en VF pour chabi, en anglais pour fanfan, on se gave comme des oies avec d’extraordinaires plateaux repas made in Continental Airline.
3 heures de transit a New York, ou l´on prend le temps d´y decouvrir la gastronomie americaine, aux mets delectables dans un cadre typiquement local, après tout on est la pour ca, friture, graisses et coca, lovely!
Belotte et Rebelotte, on ressigne pour 4 heures de vols hasta Bogota, 1 heure d’escale et 3 heures de plus sous air vicie, n’ayant pas quitte l avion. Buenas noches Quito, il est 11h55pm.
Imagine toi au taquet a Roissy, et 17 heures plus tard, une atmosphere a l’ ecuatorienne, roots et sans pression, ou les taxis te sautent deja dessus, tu te noies dans l espagnol et tu passes de –2°C a 17°C. Tu prends vite conscience que t’y es!!!

Tom et thierry, l’un de nos (comperes) sont au rendez-vous, noyes dans la jungle locale, amassee a la sortie des douanes. On chope un taco jusqu a l’hotel, on jette nos sacs et une petite mousse avant de s ecrouler dans les bras de morphee qui nous fait l’amour.

Premiere journee sur la capitale, en bon touriste, afin de s acclimater gentillement a la vie ecuatorienne, sous un soleil et une chaleur qui laissent allegrement paraitre notre beatitude.
Petite bouffe dans un bouiboui local, visite du marche de Quito, les negociations commencent ou recommencent pour ma part.
Olivier, le dernier loulou arrive a l aeroport a 11pm, on ne tarde donc pas a rentrer, car demain, depart pour Crucita.

Lever 6am, petit dej au lance-pierre et nous voila parti avec notre Sebastien Lobb ecuatorien, j ai nomme “Alberto”, armoire d’1m80, munis d un van hunday 9 places tous terrains aussi alaise sur asphalte, neige ou boue et ornieres!!!
Trajet prevu 8h, effectue en 6, on decouvre de suite l enthousiasme du jeune au volant, ici on ne double que dans les virages sans visibilite… Deux ou trois frayeurs en sortie de virage, nez a nez avec un 33 tonnes, desole Tom de t avoir cede la place du mort!
2800 m de denivele de Quito a Crucita, qui nous offrent un paysage diversifie, chatoyant et volcanique.
La temperature ecrasante et l humidite nous font sentir l approche de la cote pacifique et nous fait garder le sourire. A la vue de l avance gratee sur le trajet, nous pourrons peut etre voler ce soir...

Arrivee dans ce petit pueblo de pecheurs, c est a l Hostal Voladores que nous etablissons le camp de base. Situe au pied de la falaise qui longe le bord de mer, nous logeons dans une magnifique petite cabane en bambou sur pilotis, piscine, et camarones a gogo (traduisez par crevettes sous toutes ses formes...).
Jannet et Luis nous accueillent comme des princes, et ne cessent d etre aux petits soins pour nous, eux aussi passionnes de parapentes et autres objets volants.
On charge le pick up et nous voila parti au deco pour un vol du soir.
Un site fort sympathique pour le vol en dynamique (soaring pour les connaisseurs).
Un vol qui se resume au plouf pour ma part, alors que chabi se gave pendant plus d une heure et demie la haut (petit pd, mais c chacun son tour).

On passera une petite semaine ici, ou les conditions meteo n ont pas ete des plus clementes avec nous. Beaucoup de gonflages, entrainement, apprentissage au sol, cours theoriques autour de la piscine, et ploufs successifs (comprenez ici un decollage atterissage enchaine).
Il y a donc eu pendant cette semaine des tournois de belotte – piña colada, a caractere serieux dans les debuts, terminant raide en fin de soiree, celui qui perd paye sa tournee...
Merci a Olivier pour ses pertes de memoires croissantes, a fanfan pour sa chance du debuttant, a chabi pour son coachage d olivier et self control, a tom pour ses ruses de sioux, et a thierry qui n a encore pas compris que la belotte se joue en silence!

Mercredi, le roi francois s enflamme (dixit chabi) et se propose pour accomplir une nouvelle aventure culinaire, “cuisine francaise en ecuador”.
Tout commence le matin, par une balade ou Luis et Jannet nous emmene a travers leur campagne pour acheter les differents produits qui inspireront notre chef du soir. Tout commence evidemment par la levure du boulanger local, ou nous decouvrons les boulangeries a l ecuatorienne!!! Ensuite, tous a l arriere du pick up, nous nous dirigeons vers les cahuttes de decoupes de poisons, arrivage du matin, ou nous acheterons donc le poisson qui nous servira de base a la confection du diner (el camotillo).
Direction l interieur des terres, ou l on traverse coup sur coup, rizieres, palmeraies, plantations de divers fruits et legumes, et autres paysages toujours aussi surprenants.
Nous nous arretons devant une petite echoppe de fruits et legumes. Avecl aide de Jannet, fanfan achete les ingredients qui l inspirent et le proprietaire du stand, a la suite de nos achats, nous sort de sa biquoque une enorme noix de coco fraiche, en fait c une par personne, truc de ouf ya au moins deux litres dedans!!! Bonne chiasse assuree...
On continue notre petit periple gustatif jusqu au village suivant pour completer nos achats.
Sur le retour, Luis nous arrette pour visiter un hotel, si on peut appeler ca un hotel, digne
d’ Eurodisney, voir pire et delabre, rien de ce que je peux ecrire ne pourra le decrire, les photos parlerons d’ elles meme!
Viens l’heure de notre plouf quotidien en debut d aprem, avec davantage d’excitation puisque le vent va nous permettre de tenir en l air un peu plus longtemps.Tom passe d’ailleurs le biplace a fran pour partir seul et tenir avec facilite.

Tout le monde est requisitionne pour l elaboration du diner. Olivier sur le Rhum arrange, thierry et tom sur la decoupe des legumes, fran sur le pichon et moi sur la cuisson de legumes. Jannet, completement hallucine de ce spectacle, n ayant apparemment pas l habitude de voir un homme prendre les commandes de sa cuisine, fanfan a revetu la toque de boulanger sur la tete et la baguette du professeur a la main. En effet, Jannet au taquet avec son carnet de recettes et son stylo suit attentivement la progression et les conseils du maestro. Pour finir, la cuisson du pain, dans un four si petit et si froid, qu il a du finir dans le barbecue, grande premiere du roi!
Nous finirons donc a onze a table, succes garanti, nous entendrons parler de ce french repas pendant encore longtemps.

Vendredi, jour du depart, un signe nous apparait du ciel. Apres deux ploufs, le vent forci, le plafond nuageux nous aspire, et nous voila tous en l air pour une heure et demie de vol sous les nuages, pelicans sous nos pied et sourire sur les visages. Atterissage sur la plage, on plie les voiles, pack en deux secondes et on trace au village pour chopper le bus local!!! La aussi, seules les images peuvent parler.

Crucita – Porto Viejo, charge comme des mules, ici on nous regarde comme des extras terrestres. Une heure de boite a sardine et transfert pour Bahia de Caráquez. Voyage de nuit, trois bonnes heures, assez confort et petit somme.
Derniere etape, a bord du radeau de la meduse pour traverser le bras de mer qui nous conduit a San Vicente, la houle et les bagages fait vaciller la biquoque et ne rassure guere les locaux qui nous accompagnent.
Un burger sur le port, a 10pm, on trouve plus grand chose par ici, et le deal d un pick up nous facilite l acces a Canoa, ou nous attend Juan, le proprio de notre prochain hebergement.
Avant d aller boire un coup, il va falloir une heure a tom pour negocier le prix des cahuttes, le loulou au reveil, la veille du carnaval, ne veut rien lacher, le bougre.
On se met d accord, prend possession des lieux et c est parti pour une balade de deux kilometres sur la plage avant de rejoindre le centre village de Canoa. On trinque a la piña, bien meritee, jusqu a une heure avancee.

Reveil ensoleille, ou l´on decouvre ce paysage paradisiaque, aux couleurs de carnaval, 19 km de plage nickel, cabanas au bord de l eau, au milieu de nulle part, bref que rever de mieux!
Nous irons, comme chaque jour, nous restaurer au petit marche local de San Vicente, jus de fruits frais, camarones, pataconas, aguacate, salsa picante. Un quotidien dont on ne se lasse jamais. Le programme consiste ensuite a une petite balade digestive dans une cote a 80% pour rejoindre le decollage, autant dire que celui la est plus que merite.

On vole deux a trois heures par jour, au dessus de falaises abruptes, et face a un paysage toujours aussi paradisiaque, un terrain de jeu immense pour se faire la main, jouer avec nos voiles, tester des figures et prendre literrallement son pied!
Dure dure la vie!
A l attero, on fait connaissance de Sophie, la copine de tom, et bea et Johann, un couple de pote qui nous accompagneront jusqu a la fin du stage.
Le carnaval debute et l atmosphere muy caliente berce nos soirees, a caractere tres tres festif et nous voila parti pour une semaine de dur labeur, peu perturbee cette fois par la meteo.

Seul un repas sur la plage “perturbera” notre quotidien.
Un petit tour au marche nous permet de faire les courses, et organiser un diner charmant et romantique sur la plage, feu de bois, bonites (petits thon) entieres grilles, legumes frais et goutus, biere locale et bananas grilles.
Dessert : deux noix de coco tombees du cocotier avec un peu d aide pour se rincer le gosier
et la nuit se poursuit autour du feu, en silence, contemplatif et reveur.
(Ca me rappelle l’inde comme dira francois tout le long du sejour!!!)

On part de ce petit paradis le 10, sous la flotte d’ailleurs, pour se rendre au Cotopaxi, le plus haut volcan actif au monde. Malheureusement, vu l heure tardive de notre depart, le temps merdique sur la route, les bouchons et la fatigue de notre chauffeur que nous ne voulons pas pousser a bout, nous terminons notre journee al Castillo del Valle, un petit hotel charmant, proche de notre destination finale, avec vue sur la pompe a essence, accompagne d un routier a l ancienne riz et poulet tradi, situation que nous avons tous bien kiffe, sauf un manifestement qui n a pu s empecher de nous le faire savoir haut et fort.
Belotte jusqu a 3am, reveil et depart vers le parc national du Cotopaxi en van. Une petite heure de route pour arriver a l entree du parc, et rajoutez une heure pour rejoinder le depart du trek.
4500m, on laisse la bagnolle, on sort les chaussures de marche, les polaires, cagoulles thermiques et en avant pour 300m de denivele pour rejoinder le refuge situe a 4800m.
Une marche relativement eprouvante car le corps n a pas veritablement eu le temps de
s’ acclimater a l altitude…
Yala nous y voila, il neige et dire qu on etait au bord de mer a se faire rotir la veille! Petit dej la haut bien merite, et nous redescendons au pas de course pour se faire les cuisses.
Il fait bien meilleur dans le van, c clair, fromage et crackers pour se requinquer, et feu sur la capitale pour deposer notre premiere compere Olivier a l aeropuerto, qui rentre sur la martinique.
Une soiree partagee entre les travaux sur pc pour pouvoir vous faire vivre avec nous une part de ce reve, belotte et diner dans un resto grillade plutot chic de Quito, ou l on s est gave comme de oies avec notre Alberto national.

Nuit tres courte et depart aux aurores pour Otavalo, marche traditionnel aux milles couleurs, incroyable par la taille et par la vie qui reside dans ses allees.
Des quartiers different, legumes et fruits, cuisine et epices, bouiboui pour dejeuner sur place, tissus, bijoux et habits traditionnels... Seuls des cars de touristes americains qui payent cash sans negocier devant notre nez nous empeche de jouir de prix raisonnable, ya plus moyen de negocier!!!Ca fout les boules!
5 heures de balade et nous mettons le cap sur Cotacachi, une lagune naturelle situee dans le cratere d un volcan, une pure merveille, un peu de brume qui nous empeche de voir les cretes, mais l excursion est reposante et magnifique.

Une nouvelle nouvelle nuit super mega courte encore un fois tres informatique, on depose thierry a l'aeroport et feu sur Crucita avec tom et chabi, ou nous avions deja passe une semaine.
C est sous les nuages que nous arrivons, apres 9h de bus local, bien fracassantes, surtout quand tu passes la moitie du trajet debout, ayant laisse ta place a une jeune femme et son nourrisson, ainsi qu a une vieille dame qui ne pouvait rester debout.

La delivrance, les pieds chez Jannet et Luis, piscine, camarones, alors qu’on y retrouve Sophie, Bea et Johann.
Un sommeil reparateur obligatoire nous donne la patate le lendemain. Bien s’en fait, journee du feu de dieu qui s annonce, legeremment nuageuse, alors que la brise se met en place en tout debut d aprem.
Tom etait parti se promener avec sa bande en cette journee de la saint Valentin, nous decidons avec chabi de nous feter aussi notre saint valentin. On monte au deco avec Luis, et c est parti pour 2h de vol au taquet, le vent est notre pote, au rendez vous pour le plus grand des plaisirs...
On se repose au deco deja bien chauffe, pendant que tom, johann et les filles nous rejoignent la haut..
Rebelotte pour 3h, a jouer constamment pret du sol, au dessus de l eau, et un nouveau bi place s est amuse avec nous, celui de tom et sophie.
L ascendance qui reigne sur notre terrain de jeu est incroyable, vent de face laminaire accentue par l aspiration des quelques cumulus residuels sur nos tetes, nous font prendre 400m tranquille, en un clin d oeil.

Une eclaircie coincee entre l horizon et la couche nuageuse nous offre l’un des plus beau coucher de soleil de notre petite exístante. 400m sous nos parapentes, parti au large en formation, un silence d or, des couleurs de brasier sur l eau et sur les falaises, emotions garanties, que nous partageons ensemble, et chacun avec soi meme, pensant a chacun de vous...
Belle saint valentin pour nos deux tourtereaux, pour moi aussi, physiquement de loin mais de tres pres dans le coeur, les larmes qui montent et des emotions tres fortes, atterissage a la tombee de la nuit, psychologiquement difficile…
Apres une demie heure pour retomber un peu et se remettre de nos emotions, on trinque a la piña colada pour le plus beau vol encore jamais realise a plus d un titre.

Voici donc plus de deux semaines de notre vie si difficile, je vous laisse sur ces quelques mots et images. Sachez que vous etes toujours la bienvenue pour partager tout cela.
Bon courage a tout le monde et passez un tres bon hiver, ici j ai connu plud rude…
Bisous a tous et a tres bientot dans le bac a sable…

Pensee du jour : La nature est au parapente ce que le coeur est a l’homme, le noyau de vie, de passion et d’emotions.
Respecter cet Amour, c’est en jouir pleinement,
Le preserver, c’est en avoir conscience…