Menu

Previous entry Next entry

marie.peyre’s Travel Diary

Tuesday, 10 Jun 2008

Location: Ktm - capitale destructuree, Nepal

MapUne journee dans la tourmente de Kathmandou

Je parle d’une societe destructuree en me promenant dans Ktm…d’aucuns me suggereront d’argumenter..soit.
Ayant decide avec James, mon ami docteur ici depuis 2 ans, de mon prochain depart pour un dispensaire dans le confin des montagnes, je me mets en quete de mon materiel.
En premier lieu, j’ai besoin d’argent. Comme ma carte de credit francaise (de rechange) a la bonne idee de ne pas fonctionner dans les distributeurs automatiques, je dois me rendre au guichet…d’une banque qui accepte ce genre de transaction…tres bien, partons a la quete.

Premiere banque. Je me place a la suite de la queue de trente personnes compactees comme des sardines, malgre la chaleur..la file sort meme de l’agence.. c’est normal !
Au bout de vingt minutes, j’ai quand meme un doute. Je parviens a accrocher le regard d’une hotesse (enfin), qui me repond : « no ma’ame, no possible, go to this bank ».

Commence alors la decouvert d’une societe bien moins organisee que celle que je viens de quitter, l’Inde (eh oui Meisha, c’est possible !).
Outre le fait qu’ils ont du mal a ecouter jusqu’au bout la requete, ils donnent n’importe quelle reponse! Impossible d’avoir deux donnees concordantes de deux personnes differentes !
Quand ils semblent avoir une adresse, accrochez vous pour avoir des explications tangibles ! Impossible de definir meme le cote de la route sur lequel je trouverai l’office ! Pire qu’en Inde, je n’ai jamais vu ca !
Je cherche alors dans les multiples banques qui entourent la premiere investie.
Elles sont toutes plus bondees les unes que les autres, il faut s’imposer pour avoir un interlocuteur en moins de 20 minutes, puis ensuite pour se faire comprendre…

Je rentre dans ma 7eme banque (l’epuisment commence a poindre, je pense a sortir un joker de ma trousse de secours…), ecoute patiemment les conseils de au moins 4 personnes differentes, arrive enfin dans le bureau d’un charmant banquier, jeune, propre, qui sent bon, parlant parfaitement anglais. Son bureau miteux est garde par une jeune nepalaise en robe rouge (matrix, quand tu nous tiens) qui reste calme…bigre, eux sont les perles tant cherchees !

Au final, je ressors avec le numero de telephone du-dit banquier qui se propose de me faire visiter toute la ville (bien sur, pourquoi pas), mais une mauvaise adresse de banque…
3h apres avoir commence a chercher, j’atterris dans la bonne, par je ne sais quelle action du saint esprit…
Au comptoir, on me dit : « oui ma’ame, quel montant desirez-vous ?
- aucune taxe de transaction ?
- aucune ma’ame,
- tout l’argent que je veux ?
- en effet, ma’ame,
- youpi ! heu nom, je voulais dire… 35 000 svp ! »
Et voila !

Le constraste entre le sac de nœud sur la chaussee et la simplicite de l’operation…m’a bien fait rire !
Car quand on ressort, le chaos de la rue vous happe de nouveau !

Le traffic est insupportable : Tres peu de motos, majoritairement des voitures (taxi pour 95%), des bus, mini-bus et micro-bus (je suis fans de ces derniers car roulent a l’electricite et sont silencieux ). Les vehicules ne se mouvent pas tels une riviere massive, comme en inde, ou on peut prevoir les deviations.
Les chauffeurs, (ou chauffards) roulent tres vite sur les grands boulevards comme dans les petites rues commercantes, sont imprevisibles, tant sur leurs freinages que sur leurs trajectoires ni leur vitesse !
Pour vous dire, en marchant tranquillement dans thamel, bien calee a gauche, je me suis fait shooter la main droite, le telephone portable qui s’y trouvait s’est retrouve de l’autre cote de la rue ! Ah j’l’aurais tape, le chauffard !
Ils ne respectent absolument pas le « Au Nepal, on roule a gauche » ; pour palier a ca, le gouvernement a achete des bloc des beton style ‘pour les travaux autoroutiers francais’ et a voulu les peindre en peinture fluo…ils ont achete la colle aux indiens, en masse, et se sont rendu compte, une fois que tous les plots etaient peinturlures…que la peinture n’etait pas reflechissante, ce qui lui enlevait tout son interet !
Mais depuis, on peut voir que ces plots sont deplaces sur la chaussee, ou carrement defonces, … j’imagine l’etat du vehicule et des passagers lorsque j’en croise un !

Un petit mot sur le klaxon : J’EN PEUX PLUS !
La ville est etroite, les murs reflechissent les sons comme nulle part ailleurs, et eux s’expriment par le seul klaxon strident qui detruit nos pauvres cellules ciliees de notre oreille interne ! des fois la batte de base-ball me semble une tentation tellement delictueuse…